Le Rite

 

la rencontre n'a pas de temps

 

elle est

l'engouffrement

 

où de l'

espace

 

se dessine la forme

le mouvement

 

 

 

 

au-delà de l'organisation morcelée

une géométrie qu'une géométrie cherche à cerner.

il est de la genèse

 

deux espaces

secousse

 

 

 

ridée par une

trace

 

 

 

point ligne accent renversement

 

composition de la limite

 

témoin de la rencontre et des rencontres

conjugant la même interférence

latence

 

du mal être

mal - pour retenir - lié

à l'extraction

 

où les structures sont parole et la parole

 

pour les forces le mouvement

 

d'une accélération sans pouvoir

 

 

hors des trames

distant du moi

je

la parole

 

 

avant le clivage

hors du champ

 

 

l'uniformité

 

 

où le centre

est le point effaçant le point pour être

la représentation

 

la machine de rupture élargit

pour une seule dimension

 

 

l'intervale

à l'axe vide

 

froissement

spasme

l'éphémère des brisures

et des tâches

le volumen affaissé

des plaques pour rendre le surplus

 

à côté du côté du retour supprimant la distance

 

 

 

 

du centre à la périphérie

le non double identique

dans les pertes

à entendre

ces escances

voix déchirées

des filtres transpercés par les manques

le blanc

l'absence

 

 

la violence

 

 

où le verbe et le sujet s'inversent

 

la plaie qui appelle

 

dans l'intervalle

 

la secousse

 

de la matière rendue battante

 

 

 

dans l'infinité de transposition

 

 

 

se parlent l'écho et la perte

 

le relief la phrase le mouvement

 

 

empruntant le même lieu

 

des forces à extraire

 

du volume

à l'amplitude

 

 

 

 

du double regard et de la différence

 

 

 

l'assemblage

dans le calque imparfait des rencontres

brisures

angles

dilution

entre deux négatifs

les faisceaux du silence

 

 

l'enfouissement

 

 

au centre

 

 

dans l'entrechoc vide de sens

 

la présence

 

dérive la masse

 

saillie abrupte et

 

 

de l'impasse

 

le mutisme devient massivité

 

cris

sans la matière réfléchissante

 

du verbe

 

la non représentation mémorielle

 

une seule face

pour un seul corps

dans son double

 

la parole absente

 

 

où se pénètrent

les forces du jaillissement

 

 

 

et nombre inverse

 

la toile invisible du rythme

 

le mouvement

 

telle surface

d'une tache sans couleur

 

 

 

 

entre

la double fixité

l'ombre

est le reflet

du corps la parole le corps

 

 

 

 

 

 

 

 

"Le Rite" a été publié par les éditions Le Collet de Buffle, Paris en 1980.

Nous tenons spécialement à remercier Charlotte Faïn, de nous accorder sa confiance,

et de nous donner le droit de publier ce texte dans notre site.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

El Rito

 

el encuentro no tiene tiempo

 

es

el hundimiento

 

donde del

espacio

 

se dibuja la forma

el movimiento

 

 

 

 

más allá de la organización fragmentada

geometría que una geometría trata de cercar

es del génesis

 

dos espacios

sacudida

 

 

 

arrugada por un

rastro

 

 

 

punto línea acento caída

 

composición del límite

 

testigo del encuentro y de los encuentros

conjugando la misma interferencia

latente

 

del malestar

mal - para retener - atado

a la extracción

 

donde las estructuras son palabras y la palabra

 

para las fuerzas el movimiento

 

de una aceleración sin poder

 

 

fuera de las tramas

distante de mí

yo

la palabra

 

 

antes de la separación

fuera de la vista

 

 

la uniformidad

 

 

donde el centro

es el punto que borra el punto para ser

la representación

 

la máquina de rotura ensanchada

para una sola dimensión

 

 

intervalo

al eje vacío

 

arrugamiento

espasmo

lo efímero de las roturas

y de las tareas

el volumen hundido

de las placas para devolver la demasía

 

al lado del lado del retorno suprimiendo la distancia

 

 

 

 

del centro a la periferia

el no doble idéntico

en las pérdidas

para oír

esas cadencias

voces desgarradas

filtros traspasados por las privaciones

lo blanco

la ausencia

 

 

la violencia

 

 

donde el verbo y el sujeto se invierten

 

la llaga que llama

 

en el intervalo

 

el temblor

 

de la materia vuelta flamante

 

 

 

en la infinidad de la transposición

 

 

 

se hablan el eco y lo perdido

 

el relieve la frase el movimiento

 

 

tomando el mismo lugar

 

de las fuerzas que hay que extraer

 

del volumen

a la amplitud

 

 

 

 

de la mirada doble y de la diferencia

 

 

 

el ensamblaje

sobre el calco imperfecto de los cruces

roturas

ángulos

dilución

entre dos negativos

haces del silencio

 

 

el escondimiento

 

 

en el centro

 

 

en el entrechoque desprovisto de sentido

 

la presencia

 

deriva la masa

 

relieve abrupto y

 

 

del callejón sin salida

 

el mutismo se vuelve masivo

 

grito

sin la materia reflejante

 

del verbo

 

la no representación memorial

 

una sola faz

para un solo cuerpo

en su doble

 

la palabra ausente

 

 

donde se penetran

las fuerzas del brote

 

 

 

y número inverso

 

el lienzo invisible del ritmo

 

el movimiento

 

tal superficie

de una mancha incolora

 

 

 

 

entre

la doble fijeza

la sombra

es el reflejo

del cuerpo la palabra el cuerpo

 

 

 

 

" El Rito " ha sido publicado por las ediciones El Cuello de Búfalo, París, en 1980.

Queremos especialmente agradecer Carlota Faïn, por habernos concedido su

confianza y darnos el derecho a publicar dicho texto en nuestra página web.

 

 

 

 

 

 

 

escuchar: "Después del accidente" (extracto)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans artifices ni figures, la poésie de Claude Faïn, nous conduit

de manière presque tellurique au centre même du volcan qu'est toute langue,

entendue comme une éruption de lave non destinée à communiquer un message.

Libérée de toute apparence, de tout lyrisme, de strate en strate, les mots scrutent les sons,

les brèches, alors que le poète reprend ou accueille les fleurs de pierre qui nous

initient ou invitent à traverser les flammes. C'est le rythme qui engendre l'expérience

et non le contrarie. Rythme abrupt qui nous secoue, nous lève, nous enfonce

en essayant de revenir aux origines; sans nostalgie, sans les sentiments habituels.

Venu des abysses, il écoute en reproduisant les nominations secrètes.

"Géologie" est le titre de l'un de ses poèmes, science qui traite de la forme extérieure

et intérieur du globe terrestre, de la nature des matières qui le composent et

de sa formation, des changements ou des altérations que celles-ci ont expérimentées

depuis son origine, et de la position qu'elles occupent dans l'état actuel.

Si il existe une parole qui puisse nous éclairer sur l ’œuvre de Claude Faïn,

c'est bien cela. Sa poésie explore la langue en faisant d'elle une réalité.

Comment ne pas penser ici à Mallarmé et à son poème grandiose "Un coup de dés

jamais n'abolira le hasard ". Ecriture de Dieu ou écriture de l'Homme, le dit texte

restitue à la matière, la preuve, l'unité disséminée dans des fragments nécessaires

à son expression. L'ordre de l'univers s'éclaire, la parole participe.

Alors que le poète se refuse à prononcer le discours qui nous rassure,

le monde devant nos yeux, moins encombré et plus clair, bien que l'obscurité persiste,

délivre l'inaudible, la présence qui depuis l'aube de l'univers ne cesse pas d'osciller.

 

ENAN BURGOS ARANGO

 

 

 

 

Sin aparejos ni figuras, la poesía de Claude Faïn nos conduce

de manera casi telúrica al centro mismo del volcán que es toda lengua, entendida

como brote de lava no destinada a comunicar un mensaje. Libre de toda apariencia,

de todo lirismo, de estrato a estrato, la palabra escruta los sonidos,

las brechas, mientras que el poeta recoge o acoge las flores de piedra

que nos inician o invitan a cruzar los fuegos. Es el ritmo que engendra la experiencia

y no lo contrario. Ritmo abrupto que nos sacude, que nos levanta, que nos hunde

tratando de volver a los orígenes; sin nostalgia ni sentimientos habituales y,

venido de lo más profundo, escucha reproduciendo las nominaciones secretas.

"Geología" es el título de uno de sus poemas, ciencia que trata de la forma exterior

e interior del globo terrestre, de la naturaleza de las materias que lo componen y

de su formación, de los cambios o alteraciones que éstas han experimentado

desde su origen, y de la colocación que tienen en su actual estado.

Si existe una palabra que esclarezca la obra de Claude Faïn es bien ésta.

Su poesía explora la lengua haciendo de ella una realidad.

Y cómo no pensar aquí en Mallarmé y a su grandioso poema "Un coup de dés

jamais n'abolira le hasard". Escritura de Dios o escritura de Hombre, dicho texto

restituye a la materia, la prueba, la unidad diseminada en fragmentos necesarios

a su expresión. El orden del universo se ilumina, la palabra entonces participa

mientras que el poeta se niega a pronunciar el discurso que nos conforta;

el mundo ante los ojos, menos atestado y más claro, aunque la oscuridad persista,

nos libra lo inaudible, la presencia que desde el principio de los tiempos

no cesa de oscilar.

 

ENAN BURGOS ARANGO

 

 

 

Le parcours de Claude Faïn fut dans une pratique de psychanalyste.

Il nous a laissé des écrits qui ont étés publiés dans des maisons d ‘éditions où la

prégnance «  Poésie »  et l’exigence furent le primat. Son choix à lui  fut l’écoute et

le travail de la langue  pour rendre compte, et encore aujourd’hui, d’une certaine

sonorité audible au-delà, précisant toujours les impacts non détachés du corps.

Bibliographie :
Versants annulés, Le Collet De Buffle, 1974.
[ 3 ], Orange Export Ltd., 1975.
Le Rite, Le Collet De Buffle, 1980.
Le Démantèlement, Le Collet De Buffle, 1980.
Le Retenu laisse une meurtrissure, avec des gravures de Jean-Luc Herman, 1983.
Il n’y avait que reflet dans cette matérialité, Æncrage & Co, 1983.
Le rite recommencement du geste, Spectres Familiers, 1984.
Après l’accident, avec intervention de Joël Leck, TsimtsouM, Aréa, 1985.
Ne rien dire, avec des dessins originaux de Jean-Pierre Pincemin, 1986.
La Lettre, avec un dessin de Jean-Pierre Pincemin en frontispice, éditions Michel Chandeigne, 1986.
3 réitérations, Spectres Familiers, 1991.
Lietuva, avec deux eaux-fortes de Jean-Pierre Pincemin, éditions Michel Chandeigne, 1991.
Cendre d’écrit, avec deux lithographies de Jean-Pierre Pincemin, Æncrage & Co, 1996.
Les flux logés dans la brêche mystifient l’horizon, avec une sérigraphie de Charles Henri Monvert, École d’Art et de design de Mulhouse, 1996.
Message désert, Spectres Familiers, 1999.
Géologia, farrago, 1999.

Né en Tunisie le 16 février 1926, Claude Faïn est décédé le 3 août 2001.

 

 

El trayecto de Claude Faïn se puede ubicar en una práctica de psicoanalista.

Nos dejó escritos que han sido publicados en casas de ediciones donde

la remanencia "Poesía" y la exigencia fueron la primacía. Su búsqueda fue la escucha

y el trabajo de la lengua para dar cuenta, y todavía hoy, de una sonoridad cierta

y audible lejos, precisando siempre los impactos retenidos del cuerpo.

 

Bibliografía:

Laderas anuladas, El Cuello De Búfalo, 1974.
( 3 ), Orange Export Ltd. 1974.
El Rito, El Cuello del Búfalo, 1980.
El Desmantelamiento, El Cuello del Búfalo, 1980.
El Retenido deja una magulladura, con grabados de Jean-Luc Herman, 1983.
Había sólo reflejo en esta materialidad, Æncrage & Co, 1984.
El rito reanudación del gesto, Spectres Familiers, 1984.
Después del accidente, con pinturas de Joël Leck, TsimtsouM, Aréa, 1985.
No decir nada, con dibujos originales de Jean-Pierre Pincemin, 1986.
La Carta, con un dibujo de Jean-Pierre Pincemin en frontispicio, ediciones Michel Chandeigne, 1986.
3 reiteraciones, Espectros Familiares, 1991.
Lietuva, con dos aguas fuertes de Jean-Pierre Pincemin, ediciones Michel Chandeigne, 1991.
Ceniza de escritura, con dos litografías de Jean-Pierre Pincemin, Æncrage y Co, 1996.
Los flujos alojados en la brecha mistifican el horizonte, con una serigrafíade Charles Henri Monvert, 1996.
Mensaje desierto, Espectros Familiares, 1999.
Geología, Farrago, 1999

Nacido en Tunisia el 16 de Febrero de 1926, Claude Faïn falleció el 3 de Agosto del 2001.

 

 

 

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